Avant la sortie de GTA 6, Rockstar annonce une excellente nouvelle

Le patron de Take-Two entrevoit des développements raccourcis après GTA 6, grâce à des progrès techniques qu’il ne nomme jamais. Son groupe fait pourtant tourner des centaines de projets pilotes d’un genre bien précis.
« Il est possible que les évolutions récentes de la technologie nous permettent de réduire certains délais de développement sans compromettre la qualité, et nous l’espérons. » Strauss Zelnick, PDG de Take-Two Interactive, maison mère de Rockstar, répondait à une question simple : les prochains jeux du studio prendront-ils autant de temps que GTA 6, attendu le 19 novembre, treize ans après GTA 5 ? Dans sa réponse, trois précautions s’empilent : « il est possible », « certains délais », « nous l’espérons ».
Une promesse déjà entendue
Les chantiers au long cours s’accumulent chez Take-Two : le prochain BioShock et Project Ethos, deux autres productions maison, s’étirent eux aussi depuis des années, et le dernier grand lancement de Rockstar, Red Dead Redemption 2, remonte à 2018. « Il ne faut pas confondre les cycles de développement longs avec une approche désorganisée du développement », s’est défendu le dirigeant dans le même entretien. Le chantier de GTA 6 aurait d’ailleurs été ouvert dès 2016, deux ans avant même la sortie du western du studio.
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Le discours des calendriers resserrés ne date pas d’hier : Zelnick promettait déjà, bien avant l’officialisation de GTA 6, des écarts réduits entre les grandes sorties du groupe. Le calendrier a tranché : annoncé pour l’automne 2025, le jeu a glissé à mai 2026, puis au 19 novembre, et son PDG a reconnu « environ 18 mois » de retard sur la date interne d’origine. La facture suit la même pente : le développement dépasserait les 2 milliards de dollars, ce qui en ferait l’un des jeux les plus chers jamais produits. Le groupe sait toutefois ce que rapporte la patience : GTA 5 s’est écoulé à plus de 200 millions d’exemplaires depuis septembre 2013, et chaque report a été absorbé sans trembler par le cours de Bourse de l’éditeur.
La technologie qui n’a pas de nom
Zelnick ne précise jamais quelles « évolutions récentes » raccourciraient les chantiers. Le même homme répète pourtant depuis des mois que l’intelligence artificielle générative n’a « aucune part » dans GTA 6, « bâti immeuble par immeuble, rue par rue ». À la question de savoir si une IA permettrait à n’importe qui de produire un jeu de ce calibre, il a répondu « pas le moins du monde », après avoir qualifié l’idée de « risible ». Les craintes des créatifs pour leur emploi l’agacent tout autant : lors d’une conférence économique, il estimait qu’on passe « trop de temps » à se lamenter sur les risques de l’IA.
Dans le même temps, Take-Two fait tourner « des centaines de pilotes et d’implémentations » pour accélérer les tâches répétitives de ses studios (à l’instar de Capcom qui détaillait les conclusions de ses propres pilots récemment). Le dirigeant compare volontiers ces outils aux progrès passés des logiciels de création, rappelant que des éléments aussi basiques que l’herbe se créaient autrefois à la main. Difficile, dans le paysage actuel, de trouver une autre technologie récente censée comprimer des délais de production. L’ambiguïté ménage les deux publics : les actionnaires entendent des calendriers resserrés, les joueurs n’entendent jamais le mot qui fâche.
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Source :
Bloomberg
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