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Jeux · 2 octobre 2026

comment Sony va doper sa console gratuitement, 6 ans après sa sortie

comment Sony va doper sa console gratuitement, 6 ans après sa sortie


Réservée à la PS5 Pro depuis deux ans, la mise à l’échelle par intelligence artificielle débarque sur la PS5 de base. Deux jeux en profitent déjà, et Sony promet d’ouvrir sa technologie à tous les studios PlayStation.

Sony a officialisé le 1er octobre l’arrivée du QSSR, pour Quick Spectral Super Resolution, sur la PS5 standard. Cette mise à l’échelle par IA est née de Project Amethyst, le chantier graphique mené avec AMD. Marvel’s Wolverine et Ghost of Yōtei l’inaugurent, par une mise à jour disponible le jour même de l’annonce.

Le savoir-faire de la Pro, compressé pour la console de tout le monde

Le QSSR reprend le principe du PSSR de la PS5 Pro : reconstruire une image plus fine à partir d’un rendu en définition réduite, grâce à un réseau de neurones. Le réseau est entraîné à deviner les pixels manquants, ce qui permet à la puce graphique de calculer moins de points pour un rendu final comparable. Pour tenir sur la console standard, l’architecture a été « rationalisée », autrement dit allégée. Sony annonce des gains sur la clarté au niveau du pixel, la stabilité de l’image et la résolution des détails fins, sans promettre de sursaut de fréquence d’images.

C’est sur le mode performance de la PS5, qui diminue la résolution au profit de la fréquence d’image, que le QSSR brille. © Sony/Marvel

La hiérarchie reste assumée, « le PSSR demeure l’étalon-or sur PS5 Pro ». L’exclusivité aura tout de même duré deux ans : depuis novembre 2024, il fallait une PS5 Pro, lancée à 799,99 euros chez nous, pour goûter à la mise à l’échelle neuronale maison. Les développeurs réclamaient une déclinaison accessible, reconnaît le constructeur. Le QSSR sera désormais « proposé largement à tous les développeurs PlayStation », chaque studio restant libre de mettre à jour ses titres, anciens comme récents.

Une génération que Sony veut faire durer

La technologie se déploie jeu par jeu, par simples mises à jour, sans nouveau matériel ni surcoût. Sony n’a pas publié de calendrier au-delà des deux premiers titres, chaque studio avançant à son rythme. Bientôt six ans après son lancement fin 2020, la PS5 de base gagne ainsi en finesse d’image sans débourser un centime, pendant que la PS6 se fait attendre.

La flambée de la mémoire pèse sur les coûts des consoles, Sony assume de vendre à perte, et une révision silencieuse de la PS5 Slim, repérée cette même semaine, greffe à la console un refroidissement hérité de la Pro, pile remplaçable comprise. Tout converge vers le même objectif : faire durer le parc actuel plutôt que précipiter la suite.

Reste le dossier qui fâche, l’abandon progressif du disque, officialisé par la reconversion de la dernière usine européenne de pressage et qui a poussé une partie des joueurs au boycott cet été. Des jeux déjà installés qui embellissent au fil des correctifs, de quoi aider à faire passer la pilule du tout-dématérialisé. La vitrine idéale est même déjà datée : God of War : Laufey, attendu le 16 février 2027 sur PS5 et dont les précommandes ont ouvert fin septembre, arriverait à point nommé pour montrer ce que le QSSR a dans le ventre.

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Source :

Sony



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