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Jeux · 9 juillet 2026

la fin des disques annoncée par Sony est une menace pour tous

la fin des disques annoncée par Sony est une menace pour tous


C’est une petite phrase, mais elle pèse lourd. Lors d’une intervention au festival du film Il Cinema in Piazza à Rome, la légende du jeu vidéo Hideo Kojima a partagé sa profonde tristesse et son inquiétude. Une réaction viscérale à la décision de Sony de mettre un terme à la production de disques PlayStation d’ici 2028. Ses mots révèlent une angoisse profonde sur l’avenir de la propriété culturelle à l’ère du tout-dématérialisé.

Pourquoi la fin des disques inquiète-t-elle autant une légende comme Kojima ?

Pour Hideo Kojima, c’est avant tout une affaire personnelle. « J’ai grandi avec les supports physiques, donc je trouve ça vraiment triste », a-t-il confié. Cette nostalgie n’a rien d’une simple lubie de collectionneur. Elle se traduit par une action très concrète : le créateur a révélé qu’il achetait massivement des Blu-ray et des CD, comme pour construire une arche de Noé culturelle avant le déluge. 

Sa démarche est une véritable prise de position politique sur la fragilité de notre patrimoine. En stockant des films et de la musique, il anticipe un futur où l’accès à la culture ne sera plus garanti. Il sait que la fin des supports physiques n’est pas qu’un changement de technologie, mais un basculement du pouvoir vers ceux qui contrôlent les serveurs.

En quoi le streaming est-il plus dangereux que le téléchargement ?

Kojima établit une distinction cruciale. Un jeu téléchargé reste, pour l’instant, sur votre disque dur. Les données sont chez vous. Mais le streaming change complètement la donne. Il utilise une métaphore brillante pour illustrer le danger : celle du robinet de données. « Avec les services comme Netflix, il y a un serveur quelque part, et vous avez essentiellement juste le droit d’ouvrir le robinet », explique-t-il. Vous ne possédez rien, vous ne payez que pour un droit d’usage, un accès précaire.


Le problème, c’est que ce robinet peut se fermer. « Compte tenu des nations, de la politique et des divergences d’opinions, il faut envisager la possibilité qu’en cas de changement, la distribution des données soit interrompue ». C’est ce qu’il qualifie d’ « effrayant ». Cette dépendance totale aux plateformes est le cœur de son avertissement pour l’avenir des jeux vidéo et de la culture en général.

Cette prophétie concerne-t-elle uniquement l’industrie du jeu ?

C’est là que son discours prend toute son ampleur. Kojima utilise la date butoir de 2028 comme un signal d’alarme pour l’ensemble des médias. « Ce qui arrive aux jeux vidéo en 2028 pourrait également arriver aux films. J’aimerais que tout le monde garde ça à l’esprit. » Son intervention n’était pas seulement destinée aux gamers, mais à tous les consommateurs de culture à l’ère du numérique.

Cette vision, qualifiée de prophétique, n’est pas nouvelle. Un de ses tweets de 2021 a d’ailleurs refait surface, où il avertissait déjà que les données ne seraient plus possédées par les individus. Les récents exemples, comme Sony retirant des films achetés des bibliothèques de ses utilisateurs ou Rockstar vendant GTA 6 dans une boîte vide, ne font que confirmer ses craintes. La menace n’est plus théorique ; elle est déjà là.

Foire Aux Questions (FAQ)

Quelle est l’annonce exacte de Sony qui a provoqué cette réaction ?

Sony a annoncé son intention de cesser la production de disques physiques pour les jeux PlayStation d’ici à 2028, ce qui coïnciderait probablement avec la génération de la future PS6. Cette décision s’inscrit dans une tendance de l’industrie vers le tout-dématérialisé.

Hideo Kojima avait-il déjà exprimé ces craintes par le passé ?

Oui. Un message qu’il avait publié sur X (anciennement Twitter) en 2021 est récemment redevenu viral. Il y mettait en garde contre un avenir où les individus ne posséderaient plus leurs données culturelles, craignant que l’accès aux œuvres qu’on aime puisse être coupé soudainement.

Y a-t-il d’autres exemples récents de cette tendance ?

Oui, plusieurs cas récents illustrent cette dérive. Rockstar Games a par exemple annoncé que la version physique de GTA 6 serait un « code in a box », donc une boîte sans disque. De plus, Sony a déjà supprimé des bibliothèques de ses utilisateurs plus de 550 films qu’ils avaient pourtant achetés, suite à des expirations de licences.





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