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Jeux · 8 juillet 2026

La Steam Machine peut faire tourner Windows 11, mais vous ne devriez pas l’installer

La Steam Machine peut faire tourner Windows 11, mais vous ne devriez pas l’installer


Valve publie les pilotes Windows officiels pour sa Steam Machine. Utiliser Windows sur le petit cube de salon, c’est désormais possible. Mais ça vous coûtera l’intégralité de SteamOS, sans possibilité de garder les deux pour l’instant.

Depuis juin 2026, la Steam Machine est la tentative de Valve de réinventer le PC de salon, dix ans après l’échec commercial des premières Steam Machines abandonnées en 2018. L’appareil tourne sous SteamOS, le système Linux maison de Valve, et s’affiche à 1 039 euros en entrée de gamme (TVA française incluse). Valve vient d’y ajouter une option : des pilotes Windows officiels, disponibles depuis le 7 juillet sur la page de support du constructeur.

Ce que les pilotes couvrent, et ce que la machine est vraiment

Le pack de pilotes prend en charge les composants qui comptent vraiment : la carte graphique (un pilote AMD spécifique, car la puce RDNA 3 de la Steam Machine n’est pas gérée par les Adrenalin standard du commerce), le Wi-Fi, le Bluetooth et le lecteur de cartes SD. Windows 10 et Windows 11 sont tous deux compatibles. La couverture est suffisante pour que l’appareil soit pleinement utilisable sous l’OS de Microsoft, y compris au-delà du jeu vidéo.

Valve le répète d’ailleurs sans détour : la Steam Machine est un PC, pas une console verrouillée à la PlayStation ou à la Xbox. Aucune subvention matérielle n’artificialise son prix à la baisse, aucun écosystème fermé ne vous retient dans la boutique de Valve. Cette philosophie ouvre la porte à un usage que peu de consoles permettent. On peut se servir de la machine comme d’un petit PC de bureau compact dans le salon, pour travailler, accéder à des applications Windows spécifiques ou sortir de l’écosystème Steam sans changer de matériel.

Mais avant de formater, les petites lignes à lire

La vraie raison pour laquelle ces pilotes existaient de longue date dans les cartons de Valve tient en quelques mots. Sous Linux, une poignée de titres compétitifs très populaires (Valorant, les récents Call of Duty, plusieurs jeux à anti-cheat noyau) refusent purement et simplement de fonctionner. Ces protections anti-triche opèrent au niveau du noyau du système d’exploitation et ne font pas confiance à Linux, quelle que soit la qualité de la couche de compatibilité Proton. Pour ces joueurs, Windows reste la seule et unique option.

© Riot Games

Sauf que les conditions d’installation méritent qu’on s’y arrête car elles risquent de décourager nombre de joueurs. Premier point, et pas des moindres : installer Windows efface SteamOS en entier. Il n’existe pas encore de dual-boot officiel (Valve a promis un assistant dans une future mise à jour de l’installateur SteamOS, sans date précisée). Deuxième point : prévoyez un câble Ethernet pour l’installation, car le pilote Wi-Fi n’est disponible qu’une fois Windows en place. Troisième point : une mise à jour du BIOS est requise avant toute chose si vous voulez que le Bluetooth fonctionne. Et Valve livre l’ensemble « tel quel »sans assistance technique : en cas de problème, vous êtes seul.

Pour ceux qui envisagent d’en faire un PC de travail (la promesse d’un mini-PC silencieux à 1 039 euros dans le salon n’est pas absurde, surtout face aux prix des mini-PC gaming équivalents), c’est précisément l’absence de dual-boot qui rend la chose rédhibitoire. On ne peut pas demander à quelqu’un de choisir définitivement entre son environnement de jeu et son environnement de travail, sur une machine dont la bascule n’est pas réversible en deux clics. L’assistant dual-boot finira par arriver. Simplement, on ne sait pas encore quand. En attendant, si SteamOS fait déjà ce dont vous avez besoin, le conseil le plus sage reste de ne pas toucher à ce qu’on n’a pas cassé.

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Source :

Valve



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