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Objets connectés · 3 septembre 2026

l’entreprise part à la chasse aux modèles trafiqués

l’entreprise part à la chasse aux modèles trafiqués



Meta coupe à distance l’accès à la caméra sur plusieurs milliers de lunettes connectées modifiées par leurs propriétaires. Les Meta Ray-Ban dont la LED de notification a été masquée ou détruite se retrouvent ainsi amputées de leurs fonctions vidéo.

Meta veut mettre fin au phénomène malsain qui consiste à utiliser ses lunettes connectées pour filmer des gens dans la rue à leur insu ou harceler des passants pour alimenter ses réseaux sociaux. En déployant un correctif logiciel sur ses Ray-Ban, Meta est capable de vérifier si le témoin lumineux d’enregistrement fonctionne toujours. Si ce n’est pas le cas, Meta désactive la fonctionnalité caméra.

Des milliers de Ray-Ban Meta bloquées à distance

Alex Himel, vice-président de la division Wearables chez Meta, ne se fait pas d’illusions sur la suite :

« Je ne pense pas que nous en aurons terminé un jour… Il y a toujours de nouvelles façons de contourner les garde-fous qui sont mis en place ».

Pour contrer ces bidouillages, l’entreprise modifie régulièrement ses mesures de sécurité et lance une vaste campagne de sensibilisation. Des messages sur les réseaux sociaux et des affiches dans la rue apprennent désormais au grand public à repérer si le voyant lumineux d’une paire est bien allumé pendant qu’ils sont filmés.

Même si ces modèles modifiés représentent moins de 0,1 % de l’ensemble des paires écoulées, cela touche beaucoup de monde. Avec 7 millions de Ray-Ban Meta vendues sur la seule année 2025, le correctif neutralise la caméra de 700 000 lunettes connectées. Pour ces utilisateurs concernés, cela se traduit par un appareil photo qui se verrouille complètement et qui transforme les lunettes connectées en un simple kit d’écouteurs Bluetooth très cher.

Une grande méfiance et un virage vers l’accessibilité

Cette décision de Meta intervient alors que les appareils photo portés au niveau du visage crispent de plus en plus l’opinion et les autorités. Plusieurs entreprises interdisent désormais ces équipements dans leurs locaux, tout comme la police américaine de l’immigration (ICE), qui redoute des fuites d’informations et des problèmes légaux.

À lire : Ray-Ban Meta : pourquoi des milliers d’utilisateurs paient 100 € pour casser leurs lunettes ?

En parallèle, Meta cherche à redorer l’image de son produit en le poussant du côté de l’assistance aux personnes aveugles ou malvoyantes. La caméra permet par exemple à l’utilisateur de se faire lire le menu d’un restaurant en direct. L’entreprise fait don de 130 000 lunettes aux vétérans américains malvoyants et tente de faire classer l’objet comme dispositif médical auprès des agences de santé publique. Meta refuse d’y intégrer la reconnaissance faciale qui pourrait encore une fois entrainer des dérives pour la vie privée.

Ray-Ban Meta (Gen 2) au meilleur prix Prix de base : 419 €

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Source :

Semafor



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