Microsoft assure que Windows sur Arm est enfin prêt

Près d’un milliard de dépréciation sur la Surface RT en 2012, un Surface Pro X qui ne faisait pas tourner Chrome en 2019. Microsoft relance Windows sur Arm avec NVIDIA, et les premiers prix évoqués commencent à 1 800 dollars.
Le 25 août, Microsoft a publié un billet déclarant Windows sur Arm « plateforme de premier plan pour n’importe quelle charge de travail ». NVIDIA, qui signe ici sa première incursion dans le marché des SoC pour PC Windows, livrera sa puce RTX Spark dans des machines de Microsoft, ASUS, Dell, HP, Lenovo et MSI pour l’automne 2026. Quatorze ans après la Surface RT, c’est la troisième tentative de la firme de Redmond sur ce segment.
Du milliard perdu sur la Surface RT à la facture RTX Spark
La première tentative remonte à 2012, avec la Surface RT, une tablette Windows compilée pour Arm qui ne pouvait pas exécuter les applications x86 et se retrouvait cantonnée au Windows Store. Le bilan est brutal : une dépréciation de près d’un milliard de dollars sur les stocks invendus, et une réputation d’incompatibilité qui colle au segment pendant des années. Le Surface Pro X, sorti en 2019, parie sur l’émulation pour faire tourner les applications 32 bits, mais les performances s’effondrent à l’usage, et même Google Chrome souffre visiblement.
La troisième tentative arrive avec un partenaire jusqu’ici absent du marché des SoC PC. Le RTX Spark intègre un CPU Grace à 20 cœurs, un GPU Blackwell à 6 144 cœurs CUDA et jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée, gravé en 3 nm chez TSMC. NVIDIA revendique des performances GPU comparables à une RTX 5070 de bureau dans un portable fin. La firme de Redmond avance que plus de 7 000 applications et jeux fonctionnent nativement sur la plateforme, chiffre issu du site Works on Windows on Arm. Les prix évoqués par Morgan Stanley dans une analyse de marché se situent entre 1 799 dollars pour les versions N1 d’entrée de gamme et 2 899 dollars minimum pour les machines N1X haut de gamme.
Ce que NVIDIA promet, ce que personne n’a encore mesuré
En France, l’actuel Surface Laptop 15 se négocie déjà entre 1 769 et 3 119 euros selon les configurations. Le Surface Laptop Ultra ira plus haut, sans que Microsoft ait communiqué un tarif ou une date de disponibilité précise pour le marché français. Pour qui projetait d’acheter un laptop haut de gamme cet automne, attendre les premiers tests indépendants vaut la peine d’être envisagé.
La promesse de faire tourner toutes les applications Windows repose sur Prism, l’émulateur qui traduit les instructions x86 vers Arm à la volée. C’était déjà la promesse centrale du Surface Pro X en 2019, avec le résultat qu’on sait. Les logiciels anti-triche posent une question supplémentaire que NVIDIA et Microsoft n’ont pas documentée : les joueurs qui espèrent lancer Valorant ou Fortnite sans accroc devront attendre les premiers retours terrain.
Cinq ans plus tôt, Apple avait relevé ce même défi avec la transition vers Apple Silicon, et Rosetta 2 avait rendu la bascule vers Arm transparente pour les utilisateurs Mac. Les MacBook Pro se vendent à des prix du même ordre que ceux évoqués pour le Surface Ultra. Microsoft arrive avec la même architecture unifiée, mais sans l’écosystème fermé qui avait permis à Apple de contrôler la compatibilité de bout en bout.
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Par : Opera
Source :
Microsoft
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