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Jeux · 29 octobre 2026

Steam campe sur sa règle du « tout accepter »

Steam campe sur sa règle du « tout accepter »



Courriels de chantage au clone, festival de démos générées à la chaîne : les développeurs indépendants ont communiqué leurs angoisses à Valve, qui leur a répondu en face. La doctrine, elle, n’a pas bougé d’un pixel.

Valve a envoyé deux émissaires répondre aux studios indépendants le 27 octobre, lors du Steam Indie Connect organisé à Séoul avec le festival Busan Indie Connect et l’agence coréenne des contenus créatifs. Tom Giardino et Marc Wilkinson, de l’équipe commerciale de Steam, y ont affronté les deux sujets qui fâchent : les clones générés par IA et la noyade des jeux soignés sous la masse. Leurs réponses tiennent en une ligne, la boutique reste ouverte à tous, à chacun de sortir du lot.

Le chantage au clone relève de la police, pas de Steam

Un développeur a raconté les courriels d’extorsion que reçoivent des studios : payer, ou voir son jeu cloné par IA et publié avant la sortie de l’original. Giardino, qui découvrait ces cas, a estimé que ce racket relève davantage des forces de l’ordre que d’une plateforme de jeu, tout en gardant une porte ouverte : « Si vous nous signalez ces cas, nous voulons les examiner et aider de toutes les manières possibles. »

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Pas question pour autant de trier les outils des créateurs : « Nous ne voulons pas jouer les gardiens qui disent aux développeurs quels outils ils devraient utiliser ou non. » Les copieurs guettaient les pépites du Next Fest bien avant l’IA, qui accélère seulement la manœuvre. La parade conseillée reprend le vieux pari maison contre le piratage : bâtir une communauté, enchaîner les mises à jour, rendre la version légitime meilleure que la copie.

Une doctrine vieille de huit ans, des chiffres qui explosent

La ligne remonte au 6 juin 2018 : tout accepter sur la boutique, sauf ce qui est illégal ou de la pure provocation. Les vagues précédentes avaient déjà soulevé la question, des jeux Greenlight il y a quatorze ans aux sorties Steam Direct ensuite. À chaque fois, des développeurs ont réclamé des filtres, et la plateforme a préféré retravailler sa vitrine : « Plutôt que de limiter l’accès des développeurs, rendre Steam plus intelligent et plus dynamique est le point de départ de notre philosophie. »

L’échelle, elle, a changé de monde : il y a trois ans, Giardino démarchait des studios pour remplir un Next Fest de 50 à 100 jeux, quand l’édition d’octobre en alignait plus de 8 000. En juin, 26,5 % des 4 382 démos jouables recensées portaient la mention obligatoire de contenus générés par IA, contre 21,2 % en février.

Dans cette cohue, l’exposition des deux premiers jours du salon est tirée au sort, pour couper court au bachotage d’algorithme et donner sa chance à chaque titre. Wilkinson assume la contrepartie, « des jeux de piètre qualité se retrouvent exposés », et concède que « beaucoup de monde réfléchit à la façon de résoudre ce problème ». Aucune mesure ni calendrier n’ont suivi.

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Source :

Invenglobal



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