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Jeux · 26 août 2026

Xbox répond à l’annonce polémique de Sony avec une idée vieille de 13 ans

Xbox répond à l’annonce polémique de Sony avec une idée vieille de 13 ans



Lier vos disques à votre compte Xbox valait une révolte en 2013. Treize ans plus tard, Microsoft en fait un service de « préservation », licence révocable comprise (c’est écrit tout en bas, en petit).

Il y a quelques semaines, Sony annonçait que ses jeux PlayStation sortiraient en numérique uniquement après janvier 2028, et Microsoft n’a toujours rien dit du sort de ses propres disques. Le voilà qui répond à côté de la question, avec une fonction officialisée ce mercredi 26 août. Insérez un disque Xbox One ou Series X dans votre console, lancez le jeu, et une licence numérique vient s’accrocher à votre compte. Les testeurs du programme Xbox Insider y auront droit dès le 31 août, le reste des joueurs dans les mois qui viennent.

Comment ça marche, et pour quels jeux ?

Sur le papier, la manipulation tient en deux gestes que vous faites déjà : insérer le disque et lancer le jeu. La console reconnaît la galette, et le compte Microsoft connecté récupère une licence numérique semblable à un achat sur le Xbox Store, avantages compris quand le jeu les propose (version PC via Play Anywhere, lecture à distance via Cloud Gaming, et surtout plus besoin de retrouver la boîte dans le placard). Le disque, lui, reste parfaitement utilisable, promesse répétée jusque dans les petites lignes du visuel officiel.

Toute l’astuce, apprise dans la douleur en 2013, tient à l’attache : la licence est liée au disque lui-même, une sorte de double numérique de la clé physique. Quand la clé change de poche, le double suit. Prêtez votre exemplaire à un ami, revendez-le, ou laissez un autre profil lancer le jeu depuis le disque, et la licence migre vers le nouveau compte (le vôtre perd l’accès au passage, forcément). Autrement dit, impossible de convertir un jeu, de le refourguer à Micromania et de continuer à y jouer, ce qui aurait été un peu trop beau.

Côté périmètre, Xbox évoque « la plupart » des jeux Xbox One et Series X sur disque et des « milliers de titres » au lancement, avec d’autres promis au fil du temps. Les disques Xbox 360 et ceux de la toute première Xbox ne sont même pas mentionnés. Un mémo envoyé aux éditeurs (il a fuité début août) laissait entendre que ces derniers garderaient la main sur l’éligibilité de leurs propres jeux. Le visuel officiel ajoute, en caractères d’opticien, qu’il s’agit d’« une licence numérique révocable par disque » et que « l’éligibilité varie et peut changer ». Une console avec lecteur reste indispensable pour l’opération, ce qui laisse les possesseurs de Series S sur le banc de touche (du moins pour la conversion elle-même).

Pourquoi le scandale de 2013 passe aujourd’hui pour un cadeau ?

Ce système, Microsoft l’esquissait déjà en 2013 à l’annonce de sa troisième génération de consoles. Don Mattrick y détaillait une Xbox One qui exigeait une connexion à Internet toutes les 24 heures, rattachait chaque jeu à un compte et encadrait le prêt comme la revente d’occasion. En face, Sony vendait sa PS4 comme la console qui laissait les joueurs tranquilles, et le public a choisi son camp. La levée de boucliers fut telle que le 19 juin 2013, une semaine après le salon, Microsoft abandonnait l’ensemble du dispositif : plus de connexion obligatoire, prêt et revente libres, console dézonée.

Treize ans plus tard, l’idée revient sous une forme nettement plus souple (disque toujours jouable, prêt et revente possibles puisque la licence suit la galette), et Microsoft la range cette fois au rayon « préservation ». Jason Ronald, vice-président chargé de la prochaine génération chez Xbox, y voit une étape vers un avenir où « les jeux achetés restent avec les joueurs pendant des années ». Le contexte, lui, a changé : en 2013, le disque était la norme et la contrainte venait de Redmond ; en 2026, c’est Sony qui a programmé la fin de ses disques pour janvier 2028. Le constructeur japonais n’a d’ailleurs rien annoncé de comparable, pour l’instant, pour ceux qui possèdent des jeux PS4 ou PS5 en boîte. Le chantier Xbox s’emboîte avec un autre, le portage des jeux Xbox et Xbox 360 sur PC, qui pourrait permettre à la prochaine console de faire tourner l’intégralité du catalogue Xbox, lecteur ou pas.

Lire aussi : Le #PSBlackout se radicalise : les joueurs PS5 appellent au boycott illimité pour sauver les jeux physiques

Entre-temps, le marché a fait une partie du chemin tout seul : en France, la boîte représentait encore 42 % du chiffre d’affaires des jeux complets sur console l’an dernier (397 millions d’euros, d’après le bilan 2025 du syndicat des éditeurs). La courbe pointe vers le bas (recul de 12 % en valeur sur un an), et la Series X avec lecteur se négocie 799,99 euros en France depuis la hausse de début août (la troisième en treize mois).

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Source :

Xbox



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